Samedi 12 mai 2012 6 12 /05 /Mai /2012 23:20

Mardi 10 janvier

 

Cette fois, c’est le départ. Direction la gare routière où je peux trouver des bus “normaux“, de 5 à 10 fois moins cher que les bus touristiques. Et puis, de toute façon, si c’est pour se taper des commentaires en mandarin ou en cantonnais, non merci.

On quitte Guilin. La périphérie de la ville est assez misérable. Les gens ne vivent sans doute pas si mal, mais ils n’ont aucun souci de l’esthétiques de leurs lieux d’habitation. Ce qui frappe également, c’est la poussière.

 

Voyage sans histoire à travers la campagne du Guangxi. Ça ne ressemble pas au Guangdong. Ici, c’est très étrange comme paysage, limite surréaliste, tout plat avec ces pics en pain de sucre qui parsèment le paysage, avec quelque fermes et des villages de temps en temps. Ce n’est pas très riant pour autant. Pas étonnant que James Cameron se soit inspiré des montagnes locales et que les autochtones aient été remplacés par une armée de Schtroumpfs écolos.

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Yangshuo, sorte de Woodstock chinois.

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Un petit peu comme si le personnage de Jack Nicholson dans Rencontre du 3e Type etait passé par là....

 

Arrivée à Yangshuo. C’est un petit village super sympa littéralement entouré de ces fameuses montagnes. L’ambiance tranche complètement avec la campagne environnante. Ici, tout est propre et bien fait. C’est vraiment un repère de hippies, avec les boutiques qui vont avec. On se croirait presque à la maison. En tout cas,  ça change de Hong Kong, ça c’est sur !

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La rue des routards, avec plein de souvenirs genre "ethniques", en pleine saison morte.

 

Je trouve un conducteur pour me conduire sur la rivière Li… Ça fait un peu promène-con, mais j’ai pas le choix, et on m’avait dis que ce qu’il y’avait à voir coupait le souffle. Il m’emmène  sans mot dire jusqu’au point ou l’on peut apercevoir le même panorama que sur les billets de 20 yuans. Succès garanti sur les touristes chinois, qui en profitent pour prendre une photos du billet avec le panorama derrière. Je n’avais pas 20 yuans. Bah !

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Comme un air d'Apocalypse Now, mais sans Martin Sheen.

 

Retour au village, après une longue négo avec mon chauffeur sur le prix du truc. Je vais manger dans un restaurant où j’ai une conversation bien marrante avec les deux serveuses sur les stéréotypes attribués aux Hongkongais, plutôt étonnées de voir un Laowai à cette période de l’année. Elle remplacent mes baguettes par une fourchette, je leur répond que ce n’est pas la peine, tout fier !

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Sympa, non? 

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Le bateau est là pile pour les photos. Sacrés chinois!

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Retour sur le plancher des vaches!


Retour à Guilin. Dans le bus, un jeune soldat discute avec sa supérieur hiérarchique ou un genre de commissaire politique. Elle à l’air de plutôt l’engueuler. Le pauvre.

J’ai juste le temps de sauter dans le train pour Kunming. Les gares chinoises ont une organisation incroyable. On est contrôlé à l’entrée, tickets et rayon X, puis on va dans la salle d’attente dédiée à chaque train, où on attend le signal pour rentrer tous ensemble. Les chinois viennent 1 heure en avance, et la compagnie ferroviaire demande de venir 45 minutes en avance, même si 10 suffisent de mon point de vue ! (On est latin, ou on l’est pas !) Après être rentré dans son wagon, et avoir été contrôlé une nouvelle fois à l’entrée du wagon, on rejoint sa couchette. Toute les places ont des prix différents, pas question d’échanger ! Le train en marche, une employé, en grand uniforme qui ferait pâlir un contrôleur SNCF si souvent négligé dans sa tenue, vient pour collecter les tickets et nous remet en échange une petite carte plastifié. Elle place tous les tickets dans un genre de classeur prévu à cet effet, un peu genre classeur de philatéliste, mais avec des cases plus grosses, les tickets tchongs ayant les dimensions d’une carte de crédit. (Pas con, les noichs !) Je pense que tout ceci leur sert à réveiller les passagers, une fois arrivé au bon endroit, souvent en pleine nuit.

Un occidental passe dans le wagon. Il a l’air d’un allemand, ou d’un suédois. Il rejoint un groupe d’autres occidentaux dans le wagon d’à coté. Je lie conversation. Ils sont américains, sauf le suédois-allemand qui est en fait australien, et la copine d’un des yankee qui est cantonaise. Ils sont en Chine depuis plus de deux ans. Ils s’occupent de mettre en valeur des sites de grimpes dans le Guangxi, et dans le Yunnan. Apparemment, ils étaient aussi à Yangshuo ce matin. En pratique, ce sont surtout des moniteurs pour touristes anglo-saxons, avec assez de temps libre pour rechercher de nouvelles parois à explorer. On discute, on joue aux cartes jusqu’à point d’heure, dans la nuit, pendant que notre train file vers le Yunnan. 

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Vendredi 11 mai 2012 5 11 /05 /Mai /2012 13:01

Lundi 9 Janvier

 

Cela fait des heures que l’on roule dans la nuit. C’est interminable. Ma voisine de siège n’a pas lâché un mot. J’imagine que c’est parce qu’elle ne parle pas anglais tout simplement. On s’arrête dans un bled désert et quelconque, elle descend. Je vais avoir assez de place pour dormir.

Soubresauts de notre bus. J’imagine que je dormais, puisque je crois bien que ça m’a réveillé. Coup d’œil par la fenêtre. Le paysage est brumeux, et sombre. Puis soudains, elles apparaissent ! Les montagnes du Guangxi! Elles sont célèbres dans le monde entier de par leurs formes en pain de sucre, et de par leur unicité géologique. C’est dans cette région que James Cameron a puisé son inspiration pour les paysages d’Avatar.

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Les montagnes du Guangxi

 

Quelques heures plus tard, le bus s’arrête dans une gare routière, tout le monde descend. Il est 3h du matin. Nous ne sommes pas sensés arriver avant 8 ou 9h du matin selon le routard. Je panique un peu. Je demande au chauffeur, il s’agit bien de Guilin. Evitant les foules de rabatteurs pour des hôtels qui seront bien trop chez pour moi, d’autant plus qu’ils prévoient surement de gonfler les prix pour le seul Laowai du bus.

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Guilin et la rivière Li, depuis l'AJ

Arpentant la grande rue de cette ville de 600.000 habitants, je trouve l’auberge de jeunesse étrangement fermée à 3h du matin. Par chance, un hôtel se trouve juste à coté. Il y’a de la lumière à l’intérieur, je rentre. Le réceptionniste ne parle pas un mot d’anglais. Par Weibo Translation (Equivalent Google), je réserve une chambre pour 8€ , pour le peu d’heure qu’il me reste à dormir. Sauvé ! L’hôtel est assez bizarre. D’un confort équivalent à un hôtel Ibis, à peu près, la déco est très axée sur le rouge, avec quelques symboles communistes… Je ne sais pas ce que c’est, et je n’ai jamais su. J’ai très bien dormi en tout cas, et c’est le principal.

 

Guilin est une ville Chinoise moderne avec de grandes avenues toutes droites et très larges. Son principal attrait est la montagne en forme de tête d’éléphant dont la trompe tremperait dans la rivière. C’est amusant de voir que, pour inciter les gens à payer pour entrer dans le parc d’où on peut voir ladite montagne, les autorités locales ont systématiquement installé des panneaux ou des arbres devant chaque point de vue extérieur potentiel. Habile !

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Guilin à nouveau, mais aussi la rivière Li à nouveau, chouette, non?

La ville est aussi célèbre pour ses quatre parcs encerclant quatre lacs artificiels qui ferments la boucle formée par la zone urbaine autour de la vieille ville. C’est plutôt sympa !

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Les parcs de Guilin

Je tente d’acheter mes billets pour Kunming pour le lendemain, mais la gare est pleine à craquer. Des heures de queue en perspective. Fort heureusement des volontaires m’aiguillent vers un guichet sans trop de monde, et l’une d’entre eux reste avec moi pour m’aider à prendre mes billets. Je tombe sur un groupe de jeunes américains qui entreprennent de réserver tous leurs billets pour faire le tour de Chine d’un seul coup, ce qui prend des heures ! Les chinois s’impatientent derrière moi. Je tombe sur une Française, de Paris, faisant le tour de Chine elle aussi, mais en partant de Beijing. On discute, mais elle disparaît alors que je prenais mes tickets.

Une fois cette formalité accomplie, je n’ai plus assez de temps pour m’évader vers Yanshuo, à 40min de Guilin, je le ferais donc demain. J’en profite pour faire un tour en ville. J’espère ne pas perdre de temps comme ça trop souvent. J’achète quelques souvenirs, et une écharpe, parce qu'il fait plus froid qu'à Hong Kong. Le seul modèle potable est sur le mannequin, le reste est d'un gout somme toute assez douteux. Enorme prise de tête pour arriver à leur comprendre que c'est l'echarpe du mannequin qu'il me faut. Les pauvres ne parlant pas un mot d'anglais. La technique avec les chinois, c'est de sourire tout le temps et de rire dès que tu piges pas ou que la personne en face ne pige pas. Ça évite bien des énervements, et ce genre de situation peut etre vécue comme plutot marrante. Les occidentaux devraient en prendre de la graine!   

Dans un marché d'artisanat local (En fait assez touristique, mais c'est la saison morte), alors que je visitais tranquilement les échoppes, un militaire qui montait judicieusemement la garde au milieu de ces braves gens si tranquille m'interpelle, et me demande de venir à lui. Je suis pas fier sur le moment. Son grand manteau genre soviétique et ses insignes de coco dont il est bardé lui donnent un air impressionant. En fait, il s'ennuyait tellement qu'il voulait me donner un cours de caligraphie chinoise. Je me demande si c'était pas pour se foutre un peu de ma gueule. M'enfin! N'écoutant que mon sens de la solidarité, j'ai permis à un membre de l'Armée de Libération populaire de tromper un ennui mortel. J'imagine que ça mériterait de me faire décorer de l'ordre de Mao pour ça, mais j'ai eu droit à que d'ale. Bande d'ingrats!

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Sur le marché de Guilin

Je tombe sur une reconstitution d’un village médiéval. Ça fait assez bien imité, même si ça fait un peu trop neuf. Plutôt sympa en définitive. Je retourne à l’auberge.

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Le vrai faux village traditionnel! Sympatoche malgré tout, vu que ça ferme après tout les autres trucs. 

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Jeudi 10 mai 2012 4 10 /05 /Mai /2012 08:57

Dimanche 8 Janvier 2012

 

C’est sans regrets que je quitte mon appartement du 575, Nathan Road à Yau Ma Tei. Bien qu’il fut le théâtre de tant de bons moments, je commençais sérieusement à m’y ennuyer depuis que mes colocataires se sont enfuis en Europe ou en vadrouille dans le reste de l’Asie.

Ayant négocié avec mon agence le droit de pouvoir laisser les clefs, et ayant récupéré la caution, rien ne m’obligeait à repasser à Central. Egaux à eux-même jusqu’au bout, les employés de Ying Kong Property voulait me restituer la caution de ma précédente chambre, soit une différence de 1300 HKD ! (130€) Ayant instinctivement acquiescé au début, formation commerciale oblige, je n’ai pas pu m’empecher de leur signaler leur erreur. Je doit avouer que, même après quatre mois chez eux, le mode de fonctionnement de cette entreprise reste un mystère.

Solidement équipé et paré pour la première étape, il ne me restait plus qu’à déposer ma valise chez les Gaud, mes amis habitant sur les hauteurs de l’ile de Hong Kong. Aussitôt dit, aussitôt fait, et je suis en route vers Hung Hom, la gare qui assure la liaison avec Guangzhou (Canton), la seule véritable gare de HK, d’ailleurs, le territoire n’étant pas très grand finalement.

Arrivée à Guangzhou, après un voyage sans histoire à travers les Nouveaux Territoires et la Zone Economique Spéciale de Shenzhen. Bien que  ce ne soit pas la première fois que je mette les pieds en Chine Populaire, je suis à nouveau frappé par la paranoïa de ces gens. Peut être que mon pauvre petit esprit d’européen naïf n’accepte pas leur mode de fonctionnement qui est probablement plus proche de la norme au niveau mondial que l’espace Shenghen. Que de contrôles !

Le plus amusant dans tout ça reste le bouton permettant de noter le douanier qui contrôle les visas, en fonction de son amabilité, de ses compétences, situé de façon à ce que celui-ci ne puisse pas le voir.

Comme la vie ne peut pas être parfaite, Guangzhou s’agite, et est en pleine effervescence au moment de la sortie des bureaux. C’est quelque chose que je n’avais pas calculé. Le joli métro tout neuf des cantonnais se transforme donc en ruche bourdonnante pour quelques instants durants lesquels je dois rallier la gare centrale à partir de la gare de l’est. Fort heureusement, le nom des stations est doublé en Piyin, la transcription phonétiques du chinois mandarin (Merci, Mao Zedong !), voire même en anglais pour certaines d’entre elles.

Gare centrale. Toujours autant de monde, voire plus, et je doit acheter mon billet pour Guilin. La grande place devant la gare est remplie de tentes, d’abris en tout genre et de barrières destinée à contrôler la foule, car le Nouvel An Chinois arrive et toute la Chine est sur les rails pour retrouver les siens pendant les seules vraies vacances de l’année. L’Armée de Libération Populaire est venue prêter main forte à la compagnie de train, ce qui donne une atmosphère assez étrange en fait.

Par contre, de nombreux jeunes volontaires se tiennent en uniforme, mais moins martial, prêt à aider les égarés. Moi, par exemple. Impossible d’avoir un train. Ce sera donc le bus de nuit. Je suis donc allé à la gare de bus, juste à coté de celle des trains. 3h à attendre. Bon. Je visite le quartier. Plutot sympa d’ailleurs, avec un énorme bâtiment abritants des centaines de petites boutiques de fringues. On embarque enfin.

Je ne sais pas pourquoi, c’est toujours chaotique de quitter Guanzhou que n’importe quelle autre ville. Ce n’est pas un car couchette, je ne vais probablement pas fermer l’œil de la nuit. Mauvaise nouvelle. Ça promet. Notre chauffeur conduit n’importe comment, avec la musique à fond.

Vais-je mourir sur les routes du Guangdong avec des chinois en écoutant de la Cantopop ? 

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Mercredi 9 mai 2012 3 09 /05 /Mai /2012 12:28

A la fin de mon stage, ayant prévu le coup dès mon départ de France au moment de prendre mes billets d'avion, je disposais d'un mois pour profiter un peu de l'Asie. Connaissant Hong Kong comme ma poche, il était évident qu'il fallait trouver mon bonheur ailleurs.

Deux solutions : La Chine, ou l'Asie du Sud est. Puisque les formalités sont souvent assez fastidieuse pour traverser les frontières, je me dis que un seul pays sera bien assez, a plus forte raison quand ce pays regroupe un cinquieme de la population mondiale et couvre une superficie équivalente à 17 fois la France. 

Problèmes :

- Ce sera l'hiver, et on m'avait dit qu'il pouvait faire froid. Solution : C'est les soldes dans la capitale mondiale du shopping. Pas de soucis donc, et on supportera si ça ne suffira pas.

- Personne ne peut venir avec moi. Solution : Tant mieux! Plus de place dans les transports et les auberges de jeunesse, plus facile d'accèder à la population locale, deux fois moins de contraintes en somme. De toute façon, je ne me voyais pas supporter quelqu'un pendant un mois en entier 24h sur 24h.

- C'est le nouvel an chinois, les transports seront blindés. Solution : Les grandes villes seront vide, vu que tout le monde retourne à la campagne. De plus, me retrouver au coeur du plus grand déplacement humain de tout les temps peut etre une experience intéréssante. 

 

Voici mon itinéraire : 

Carte itinéraire Chine

 

Visa pris, billets de retour aussi. Pour l'itinéraire, n'y connaissant rien, j'externalise mes choix à Tonton Le (guide du)Routard, mais à l'inverse, vu que dans leur boucle, ils partent de Beijing.

J'ai acheté un carnet ou ecrire mes aventures au jour le jour. 

Suite dans les prochains articles!

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Mardi 24 avril 2012 2 24 /04 /Avr /2012 13:13

Début décembre.

 

Je réalise que beaucoup de temps est passé depuis mon arrivé. Trois mois déjà, sur les quatre que compte mon séjour ici. Que le temps passe vite ! Que de chemin parcouru !

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La grosse période est passée pour le boulot, et certaines personnes ont déjà fini leur semestre. Ça commence à sentir la fin. Le temps devient plus froid, c’est l’hiver hongkongais, c’est à dire 13°C sans pluie, plutôt cool comme hiver, donc. Le truc, c’est qu’il n’y a pas de chauffage central, ce qui fait qu’il fait souvent plus froid à l’intérieur qu’à l’extérieur. On s’en tire avec un pull. De toute façon, il paraît que ça ne dure pas longtemps. J'en profite pour me ballader dans les parcs naturels et prendre quelques photos. Je fais quelques rencontres etranges.

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Noël approche. Un noël hongkongais, c’est un concept. Je me souviens que chaque année, en France, on a droit aux sempiternelles complaintes des râleurs qui trouvent que Noël est devenu trop commercial. Ici, capitale mondiale du shopping, Noël n’a probablement jamais été religieux. 100% commercial. Mais c’est sympa quand même. Quelques bâtiments sont décorés, surtout sur le port. On les voit depuis le Star Ferry. C’est joli ! Des chorales sont formée un peu partout et chante des airs de noël anglo-saxons, genre “jingle bell“ ou “Last Christmas“. La palme revient au groupe installé au pied de mon immeuble, qui se revendait le premier groupe de musique jouant sut iPad, via une application de guitare ou de piano. Tellement asiatique !

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Beaucoup de gens sont rentré en Europe pour Noël, mais pas tous. On décide alors de se faire un Noël entre européens. Après la messe francophone de minuit à 18h30, le samedi (qui coincide exactement avec la messe dominicale), on s’est retrouvé au Lady’s market, tout près de chez moi. On était deux italiennes, un allemand, un danois, un anglais, un hollandais et deux français. On a chacun tiré un nom au sort, le but étant de faire un cadeau à cette personne, pour maximum 50 HKD (5€), négociations incluse (et encouragées !). Je tombe sur l’allemand, il est très sympa mais plutôt discret donc du coup je ne sais pas ce qu’il voudrait exactement. Je m’en tire en prenant des baguettes (pour manger !).  C’est marrant, il est tombé sur moi lui aussi… Après, direction un quartier qui bouge, pas Lang Kwai Fung, (j’en ai vraiment marre de cet endroit) mais quelque chose de plus authentique avec beaucoup moins d’occidentaux. On trouve un pub irlandais ou l’on met un bazar monstre en reproduisant des airs de noël avec des trompettes de fête à deux balles. Passé 23h, le bar était vide, les gens en avaient marre de nous….

 

Le lendemain de cette super soirée de Noël pas vraiment traditionnelle, du moins pas au sens ou on l’entend, les italiens nous invitent à leur fac pour un repas de Noël. Les filles nous avaient promis une surprise. En fait de surprise, c’était des pates qu’elles nous avaient préparé. Puisque c’est mon premier noël italien à Hong Kong, je ne dirais rien. Grosse après midi passée autour de la table, puis champagne devant la statue de Bruce Lee, sur la promenade en face des grattes ciels. Magique ! Sacré Bruce !

 

Pour le nouvel an, même topo. Ou pratiquement. Rendez vous sur cette même ballade, pour voir le feu d’artifice de minuit. Un compte à rebours est affiché sur la plus haute tour du quartier financier. A 20h, déjà, la place était pleine. Suspens. On essaie d’avancer mais c’est impossible. La tension est à son comble, quand on s’approche de l’heure fatidique. On entendrait presque des roulements de tambour. 3, 2, 1, 2012 !!!! Super ! Tout le monde s’embrasse, je fais péter mon bouchon de champagne aussi haut que possible. Je ne sais pas qui va se le prendre sur le tête, mais peu importe. Feu d’artifice pendant….. 10 secondes. Grosse déception. Je pensais à quelque chose qu’équivalent à ce qu’ils avaient fait pour la fête nationale, mais là, je suis plutôt déçu. Pas grave. Je propose du champagne au gens autour, personne n’en veut. Ils sont définitivement fous ces chinois ! Puis Lang Kwai Fung, comme d’hab’. Pour le nouvel an, le quartier est bouclé par la police qui ne laisse entrer les gens qu’au compte goutte. On arrive à passer mais tous les bars sont pleins. Après en avoir essayé un ou deux, il ne reste que l’unique discothèque gratuite du lieu, qui est évidement bondée. Ça ne me dit rien, la dernière fois, j’ai failli mourir étouffé. Je reste devant avec d’autres gens dans mon cas. Bref, quelques bars plus tard on rentre, contents ! On s’est bien amusé.

 

Les tout derniers jours à Hong Kong, je les consacre à la préparation de ma grande odyssée.

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Par LMC - Publié dans : Hong Kong
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